Exil

J’aime une île rouge et noire où des fleurs fragiles
avec courage défient le basalte et la Mort.
Une île où la mer inlassablement
chante l’immensité, Dieu, l’éternité,

et j’en fais ma patrie, celle que j’ai choisie.
Ainsi, je me rêve en Exil, loin de toi,
triste Nation dont la langue pourtant,
ce sang brûlant, coule jusque dans mon âme.

Et je sais que Liberté et Fraternité,
sont deux étoiles étincelantes
qui dans mon coeur, en souvenir de toi,
jamais ne s’éteindront.

© Frédéric Georges Martin