Vivant

ferns-by-the-water

Ce poème est un jardin,
un jardin derrière un mur,
un mur si facile à franchir
si l’on reste un enfant.

On peut y voir
tout de lumière, l’iris blanc
et même le noyer,
celui qu’avait planté mon père,

et aussi des violettes,
celles qu’aimait ma mère,
et de grandes fougères
qui gardent une Source.

Dans ce jardin,
quelque part entre ces mots,
n’en doutez pas,
je suis et resterai vivant.

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Ferns by the water
Isaac Levitan (1895)