The End / Terminé

Will ashes remember the Fire?
Will the Night hear from the Light?
“I” was a play on words
and so were the shadows of the world.

The stars are veiled, the poet has failed:
nothing will remain
but the dark whiteness of Silence.
THE END.

© Frédéric Georges Martin

Les cendres se souviendront-elles du Feu
et la nuit, de la Lumière ?
“Je” était un jeu de mot,
de même que les ombres du monde.

Les étoiles sont voilées, le poète a échoué
et rien ne restera
que l’obscure blancheur du Silence.
TERMINÉ.

© Frédéric Georges Martin

~

Illustration: White Line on Black (Jiro Yochihara, 1968)

Metaphysical Nursery Rhyme / Mortelle Comptine

one, two, three
let’s climb
the Life Tree

four, five, six
poets know
many tips and tricks

seven, eight, nine
to forgive is human
to err is divine

ten, eleven, twelve
into Oneness
we all shall dissolve

© Frédéric Georges Martin

~

un deux trois
je n’irai plus
au bois

quatre cinq six
le pic est altier
mon âme dévisse

sept huit neuf
le temps est compté
ceci n’est pas du bluff

dix onze douze
la vie est belle
 mais la mort est jalouse

© Frédéric Georges Martin

Clara’s Song / Chanson de Clara

It’s a huge universe
and a strange hue of blue.
Clara, I mean
I don’t blame you.

With all your being
you loved him.
Clara, that’s  true.
There’s light in darkness.

Deep black silence.
Absence and presence.
Clara. Like a sweet
and luminous laughter.

© Frédéric Georges Martin

~

Que l’univers est grand
et cette nuance de bleu,
étrange. Clara, si loin de moi
l’idée de te blâmer.

De tout ton être tu l’aimais.
Clara, c’est vrai.
De l’obscurité
a surgi la Lumière.

Silence noir et profond,
absence et présence.
Clara. Comme un rire
doux et lumineux.

© Frédéric Georges Martin

~

Illustration: Ophelia (Odilon Redon, c1903)

Failed Poet / Poète raté

It was so presumptuous of me
to think I was able to write
about the beauty of the sunset light!

Still, I wrote my lines in Moonlight.
But no one liked the paper words
I found at Night, after the sun had gone.

Silence is gifted. Silence is enough.
So tomorrow I will throw all my poems
into the great Fire of Dawn,

and when I scatter their ashes
I will tell myself that finally
it’s not so bad to be a failed poet.

© Frédéric Georges Martin

~

Au coucher du soleil la lumière est si belle !
J’ai cru pouvoir le dire. Ce n’était pas la peine.
J’écrivais au clair de lune mais nul n’aima
les mots de papier qu’à la Nuit je trouvais.

Le silence est doué, le silence suffit.

Aussi demain je jetterai mes poèmes
au grand feu de l’aurore
et puis en dispersant leurs cendres
je me dirai que ce n’est pas si grave d’être

un poète raté.

© Frédéric Georges Martin

Magnificent Winter

The Soul is a gold leaf
that dances and crumbles away
as it falls from a tree
on a grey November day.

The Soul is a snowflake
that shines in the white hugeness
under the cold Winter sun
of a magnificent Winter.

The Soul is a bird
that flies in the sky
and can reach for the stars
without waiting for the Night.

© Frédéric Georges Martin

So silently / Funérailles

I enter
a white church
so silently.
Is this a dream? Maybe.

Mary seems pleased.
Light from above erases
the shoulder wound of Christ.
I rest.

Thus begins real Life.

© Frédéric Georges Martin

~

En silence j’entre
dans une église blanche.
Est-ce un rêve ? Peut-être.

Marie semble heureuse.
Doucement la lumière touche
l’épaule blessée du Christ.

Je dors.
Ainsi commence
la vraie Vie.

© Frédéric Georges Martin

~

Eglise blanche, Lanzarote © 2019– F.G.M.

The Nature of Daylight / Eclatant Reflet

Did you hear
the voice of the stars in darkness?
Did you grasp
the nature of daylight?

The Light is the Mother of Light
as Love is the Father of Love,
and we can get through the night
without any fear
for we see in every man’s
and every woman’s eyes
their bright reflection.

© Frédéric Georges Martin

Avez vous dans les ténèbres entendu
la voix des étoiles?
Avez vous compris
la nature de la lumière du jour ?

La Lumière est mère de la lumière,
comme l’Amour est père de l’amour,
et nous pouvons aller sans peur
à travers la nuit
car nous voyons dans les yeux
de chaque homme et de chaque femme
leur éclatant reflet.

© Frédéric Georges Martin