September Farewell / Adieu Septembre

It’s not springtime
yet Spring is in the air.

Birds seem not to care
and roses confuse
dreams with reality.

But shadows lengthen
and the robin’s heart
beats faster and faster.

September farewell.
There so little time left.

© Frédéric Georges Martin

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Un air de printemps
flotte sur le jardin.

L’oiseau semble indifférent
et la rose prend
ses rêves pour la réalité.

Mais les ombres s’allongent
et le cœur du rouge gorge
bat la chamade.

Adieu Septembre.
Il reste si peu de temps.

© Frédéric Georges Martin

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Ombre© 2018– F.G.M.

God loves Gardens / Dieu aime les Jardins

Men like to build stone temples
with heavy studded doors
that they close properly
when they pretend to worship.

Do they really love each other?
Walk your own way and go
where the gardener kneels
every day,

where the Tree grows slowly,
where the Flower chants humbly
and where the patient Star shines
for every Pilgrim:

God loves Gardens.

© Frédéric Georges Martin

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Les hommes aiment construire
des temples de pierre
avec de lourdes portes cloutées
qu’ils ferment au jour de la prière.

S’aiment-ils vraiment les uns les autres ?
Passe ton chemin et va,
là où le jardinier
chaque jour s’agenouille,

là où l’Arbre grandit lentement,
où la Fleur psalmodie humblement
et où l’Etoile patiente brille
pour chaque pèlerin :

Dieu aime les jardins.

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Stained Glass Window (The Mysterious Garden)
(Odilon Redon, c1905)

Not far from the Sea / Non loin de la Mer

Not far from the sea
we’ll live in a place of light
and gentle peace.
Behind whitewashed walls
I will plant wild lavender
and myrtle,

and sometimes before
fire angels open
the gates of dawn
shiny stars will fall
from ebony skies –
I saw them in a dream!

Thus we’ll grow old and wise
and neither Night nor Death
shall be able to separate us.

© Frédéric Georges Martin

Non loin de la mer
nous vivrons dans la lumière
et dans la paix.
Derrière des murs blanchis à la chaux
j’aurai planté des lavandes sauvages
et du myrte,

et parfois,
avant que des anges de feu
ouvrent grand les portes de l’aube,
de brillantes étoiles tomberont
des cieux d’ébène.
En rêve, je les ai vues !

Ainsi nous vieillirons ensemble
et ni la Nuit ni la Mort
ne pourront nous séparer.

© Frédéric Georges Martin

El Atlántico Infinito

¡Atlántico infinito, tú que mi canto ordenas! (Tomás Morales)

When I saw Him again
El Atlántico infinito
neither salt nor blueness
burned my eyes.

The forceful Wave
did not break my heart
but the wind went through
my body

and my soul
dissolved into vast space
sang the Song of eternal Life
El Atlántico infinito.

© Frédéric Georges Martin

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¡Atlántico infinito, tú que mi canto ordenas! (Tomás Morales)

Et quand  je L’ai revu
El Atlántico infinito
ni le sel ni l’azur
ne m’ont brûlé les yeux.

La vague violente
n’a pas brisé mon coeur,
mais le vent a traversé
mon corps

et mon âme
en l’infini dissoute
a chanté le chant de la vie éternelle
El Atlántico infinito.

© Frédéric Georges Martin

la mer à Puerto de la Nieves © 2017– F.G.M.

Evening Light / Lumière du Soir

Between the end of the day
and the beginning of night
Love is made visible
and the soul-stuff is palpable.

Angled light, lengthening shadows.
Tranquil harmony of purple sounds:
peace and mystery rule the garden,
echoes of the sunset heal all wounds.

Evening Light.

To see is to love.

© Frédéric Georges Martin

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Elle ressemble à l’étoffe
dont les âmes sont faites.
Les jardins qu’elle inonde
se font miroirs de l’Autre Monde

et quand elle s’unit au Silence
l’Amour rendu visible
soudain n’est plus
indicible.

Lumière du soir.

Voir c’est aimer.

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Sunset at Sent Charlez. Eragny
(Camille Pissarro, 1891)

Selfless Trees / Etoiles silencieuses

I came into the world
not to tell the truth
but little things similar

still water reflections
white lies
lazy butterflies
slow days of May
faithful hawthorn
blue dreams underway
and the sweet voice of flowers
in the evening light

and all those silent stars
far above
the selfless trees.

© Frédéric Georges Martin

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Ce n’est pas pour dire la vérité
que je suis venu au monde
mais ce qui s’en rapproche

reflets sur l’eau
mensonges pieux
papillons paresseux
aubépine fidèle
lentes journées de mai
rêves bleus tout juste commencés
et la douce voix des fleurs
dans la lumière du soir

et par delà les cimes
des arbres magnanimes
toutes ces étoiles silencieuses.

© Frédéric Georges Martin

 

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En Vérité (reflets) © 2018 – F.G.M.

The Light of the World / La Lumière du Monde

Blessed are those
who hide their name
and humbly kneel before a dog rose
for they spread the Father’s fame.

Blessed are those
who give a candlelight to the Night
for they shall receive the Dawn
as a reward for their gift.

Blessed are those
who ignite the Spark of Love
for the Spark becomes Fire
and the Fire becomes Light,

and the Light is the Word
and the Word never dies:
blessed are those who love
and believe in Life!

© Frédéric Georges Martin

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Heureux ceux qui cachent leur nom
et humblement s’agenouillent
devant une rose de chien
car il œuvrent à la renommée du Père.

Heureux ceux qui offrent à la Nuit
la lueur d’une chandelle
car ils recevront l’Aurore
en récompense de leur présent.

Heureux ceux qui allument
la flamme de l’Amour
car la flamme devient Feu
et le Feu devient Lumière

et la Lumière est le Verbe
et le Verbe ne meurt jamais.
Heureux ceux qui aiment
et croient en la Vie !

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Christ in the Sepulchre
(William Blake)