A Ray of Sunshine / Un rayon de soleil

Before I leave
I will pack my suitcase.
I will take the breeze of our
most beautiful Summer,

silk memories
genuine laughs
the scent of a rose
and the fifth name of God.

Thus I will travel light.
And when I get there,
you will tell me
warm words of welcome.

Here
you don’t need anything.
The Sun shines.
Now you are

a ray of sunshine.

© Frédéric Georges Martin

~

Avant de partir
je ferai ma valise.
J’y mettrai la brise
de notre plus bel été,

des souvenirs de soie
le rire de nos âmes
le parfum d’une rose
et le cinquième nom de Dieu.

Ainsi je voyagerai léger.
Et quand j’arriverai
vous me direz des mots
gentils et chaleureux.

Ici
tu n’as besoin de rien.
Il fait beau.
Désormais tu es

un rayon de soleil.

© Frédéric Georges Martin

Je suis un rêve / I am a Dream

Merveilleuse lumière qui traverse
la Nuit, qui transperce le Temps.

Etoiles, je vous aimais,
Amour, je te croyais.

Mais je suis un rêve
et vous aussi.

Je pleure – ce n’est rien.
Si je cesse de rêver, je meurs.

Rêve. Pénombre. Clarté. Dieu,
et tout redevient vrai.

© Frédéric Georges Martin

~

The Light has come out of the Night
and breaks through the mist of Time.

Stars, I loved you.
Love, I believed in you.

But I am a Dream and so are you.
I’m crying. That’s nothing.

If I cease to dream, I’ll cease to live.
Dream. Darkness. Brightness. God,

and eveything comes
true.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration: Joseph’s Dream (Mikalojus Konstantinas Ciurlionis, 1907)

 

By the Stream, Autumn

by-the-stream-autumn

Arbres de feu aux ombres d’or,
lente brume incandescente,
lumière des eaux, eaux des couleurs,

Nuit noire, Nuit pure, matin doux,
matin bleu, Orion fidèle, jardin vermeil
ô Saison merveilleuse, belle, éternelle,

By the Stream,  Autumn – Dieu :
est-ce parce qu’il Te ressemble
que j’aime autant l’Automne ?

© Frédéric Georges Martin

~

Illustration : By the Stream, Autumn, Paul Gauguin (1885)

L’éternité pour apprendre

Entendre du merveilleux Mystère
l’écho bleu, musical, infini.

Deviner dans nos cœurs, îles dans l’Océan,
l’immensité du Ciel au dessus du ciel.

Apercevoir les étoiles sans nombre
et quand elle brillent dans la Nuit, Dieu.

Et nous savoir héritiers de l’Amour,
plus que nous-mêmes, plus que lumière,

enfants aimés à qui fut donnée dès l’Aube du monde
l’éternité pour apprendre.

© Frédéric Georges Martin

Le cœur immense

Monet, Sea Study

Je suis venu te voir
sans bien savoir
ni ce que tu es
ni quoi te demander,

la lune
le rayon d’une étoile
les mots d’une chanson
l’inspiration,

la mer
les couleurs qu’elle invente,
nuages oranges
passage d’un ange,

et je suis reparti,
un peu fou, un peu ivre,
le cœur immense
et rempli de silences.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration : Sea Study, Monet (1881)

Réponse à une question d’enfant

L’oeillet, son parfum,
le bleuet, sa couleur,
jour éphémère,
Nuit éternelle.

Mystère du temps,
hasard qui n’en n’est pas,
ombre aimée de la lumière
lumière aimée de l’ombre.

Bonne étoile
et berger,
mère et père
à la fois.

Le sens,
la force qui manque,
l’espoir qui revient,
la Vie, la Lumière, l’Amour.

© Frédéric Georges Martin