God loves Gardens / Dieu aime les Jardins

Men like to build stone temples
with heavy studded doors
that they close properly
when they pretend to worship.

Do they really love each other?
Walk your own way and go
where the gardener kneels
every day,

where the Tree grows slowly,
where the Flower chants humbly
and where the patient Star shines
for every Pilgrim:

God loves Gardens.

© Frédéric Georges Martin

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Les hommes aiment construire
des temples de pierre
avec de lourdes portes cloutées
qu’ils ferment au jour de la prière.

S’aiment-ils vraiment les uns les autres ?
Passe ton chemin et va,
là où le jardinier
chaque jour s’agenouille,

là où l’Arbre grandit lentement,
où la Fleur psalmodie humblement
et où l’Etoile patiente brille
pour chaque pèlerin :

Dieu aime les jardins.

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Stained Glass Window (The Mysterious Garden)
(Odilon Redon, c1905)

Not far from the Sea / Non loin de la Mer

Not far from the sea
we’ll live in a place of light
and gentle peace.
Behind whitewashed walls
I will plant wild lavender
and myrtle,

and sometimes before
fire angels open
the gates of dawn
shiny stars will fall
from ebony skies –
I saw them in a dream!

Thus we’ll grow old and wise
and neither Night nor Death
shall be able to separate us.

© Frédéric Georges Martin

Non loin de la mer
nous vivrons dans la lumière
et dans la paix.
Derrière des murs blanchis à la chaux
j’aurai planté des lavandes sauvages
et du myrte,

et parfois,
avant que des anges de feu
ouvrent grand les portes de l’aube,
de brillantes étoiles tomberont
des cieux d’ébène.
En rêve, je les ai vues !

Ainsi nous vieillirons ensemble
et ni la Nuit ni la Mort
ne pourront nous séparer.

© Frédéric Georges Martin

El Atlántico Infinito

¡Atlántico infinito, tú que mi canto ordenas! (Tomás Morales)

When I saw Him again
El Atlántico infinito
neither salt nor blueness
burned my eyes.

The forceful Wave
did not break my heart
but the wind went through
my body

and my soul
dissolved into vast space
sang the Song of eternal Life
El Atlántico infinito.

© Frédéric Georges Martin

~

¡Atlántico infinito, tú que mi canto ordenas! (Tomás Morales)

Et quand  je L’ai revu
El Atlántico infinito
ni le sel ni l’azur
ne m’ont brûlé les yeux.

La vague violente
n’a pas brisé mon coeur,
mais le vent a traversé
mon corps

et mon âme
en l’infini dissoute
a chanté le chant de la vie éternelle
El Atlántico infinito.

© Frédéric Georges Martin

la mer à Puerto de la Nieves © 2017– F.G.M.