Paris-loin-de-la-mer

Paris-loin-de-la-mer
you did take me into your arms
when I was born.

Alas, wooden boats of yours
do not know what salt tastes like
nor they hear the mermaids singing.

Paris-loin-de-la-mer
maybe you did make
some of my dreams come true,

but I’m the ungrateful child
of your low skies,
Paris-loin-de-la-mer

and I don’t want to die by your side.

© Frédéric Georges Martin

~

Paris-loin-de-la-mer
tu m’a pris dans tes bras
quand je suis né.

Hélas, tes bateaux de bois
ne connaissent ni le goût du sel
ni n’entendent le chant des sirènes.

Pourtant, Paris-loin-de-la-mer,
quelques-uns de mes rêves
c’est bien toi qui les réalisas.

Mais je suis l’enfant ingrat
de tes ciels bas, aussi,
Paris-loin-de-la-mer,

je veux pas mourir auprès de toi.

© Frédéric Georges Martin

~

Bateaux rêveurs, Paris. © 2017– F.G.M.

Jamais trop tard / Never too late

Un matin de mai
j’ai vu sur un mur de Paris
écrit en lettres rouges
le mot AMOUR.

Cela m’a rendu triste,
triste
car d’Amour
le monde manque tant,

et j’ai soudain pensé
plein de regrets
à tous mes “j’aurais-dû”
à tous mes “j’aurais-pu”.

Alors un ange ou peut-être
cet enfant en chacun de nous
a murmuré
“il n’est jamais trop tard !”

Un matin de mai
j’ai vu sur un mur de Paris
écrit en lettres rouges
le mot AMOUR.

~

On a May morning
I saw the word LOVE
written in red 
on a wall in Paris.

That made me feel sad,
so sad
for the world craves
a Love so deep!

 And I regretfully thought
about all my 
“I-should-have” 
and “I-could-have”…

Then an angel
or maybe the child in each of us
whispered 
“It’s never too late…”

On a May morning
I saw the word LOVE
written in red 
on a wall in Paris.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration: image chef