Entre Cielo y Mar

Ensemble nous avons marché
sur une plage de sable noir.
– Me acuerdo.

Etoiles sans nombre, mondes imaginaires,
en Nous.
– Me maravillo.

Entre Ciel et Mer.
Est-ce là que nous sommes nés ?
– Lo creo.

Pourrons nous retrouver
le chemin de l’immortalité ?
– No lo dudo.

© Frédéric Georges Martin

~

Together we walked
on a black sand beach.
– Me acuerdo.

Countless stars, Dream Worlds,
within Us.
– Me maravillo.

Between Sea and Sky.
Is it the place where we were born?
– Lo creo.

Will we find the path back
to immortality?
– No lo dudo.

© Frédéric Georges Martin

~

Plage de sable noir © 2018 – F.G.M.

Revelation / Révélation

Almost all the leaves have fallen,
the two last roses of the year
do not seem to feel the threat.

Candles cannot replace the sun,
it’s drizzling. I forget.
My soul is poor and wet.

But that is how the World
and the Heart reflect Light.
Winter. Sadness. Beauty.

Revelation.

© Frédéric Georges Martin

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Presque toutes les feuilles
sont tombées,
et deux roses dernières
ne semblent deviner la menace.

Quelques bougies ne peuvent
remplacer le soleil.
J’oublie. Sur mon âme nue,
il bruine.

Mais c’est ainsi que le monde
et le cœur reflètent la lumière.
Hiver. Tristesse. Beauté.
Révélation.

© Frédéric Georges Martin

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Deux roses © 2017 – F.G.M.

Paris-loin-de-la-mer

Paris-loin-de-la-mer
you did take me into your arms
when I was born.

Alas, wooden boats of yours
do not know what salt tastes like
nor they hear the mermaids singing.

Paris-loin-de-la-mer
maybe you did make
some of my dreams come true,

but I’m the ungrateful child
of your low skies,
Paris-loin-de-la-mer

and I don’t want to die by your side.

© Frédéric Georges Martin

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Paris-loin-de-la-mer
tu m’a pris dans tes bras
quand je suis né.

Hélas, tes bateaux de bois
ne connaissent ni le goût du sel
ni n’entendent le chant des sirènes.

Pourtant, Paris-loin-de-la-mer,
quelques-uns de mes rêves
c’est bien toi qui les réalisas.

Mais je suis l’enfant ingrat
de tes ciels bas, aussi,
Paris-loin-de-la-mer,

je veux pas mourir auprès de toi.

© Frédéric Georges Martin

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Bateaux rêveurs, Paris. © 2017– F.G.M.

Nudité / Nakedness

Sans bien savoir pourquoi
au bord du canal
j’ai eu l’envie de m’asseoir.
Il n’était pas midi.

Un vent léger et l’eau jouaient
au jeu des songes évanouis,
quand une mouette aussi jolie qu’un ange
tout près de moi s’est approchée.

Mais l’oiseau s’est envolé,
la brise a gagné la partie,
laissant mon âme seule
et nue.

Une passante un peu pressée
s’est retournée
et je me demande encore
ce qu’elle a vu.

© Frédéric Georges Martin

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Without knowing why,
I felt like sitting
on the banks of the canal.
It was almost noon.

A light wind and the water were playing
the vanishing dreams game,
when a seagull as beautiful as an angel
came up to me.

But the bird flew away,
the breeze won the game
and left my soul alone
and naked.

A woman in a bit of a hurry
looked back at me
and I still wonder
what she saw.

© Frédéric Georges Martin

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Au bord de l’eau © 2017 – F.G.M.

Je suis un rêve / I am a Dream

Merveilleuse lumière qui traverse
la Nuit, qui transperce le Temps.

Etoiles, je vous aimais,
Amour, je te croyais.

Mais je suis un rêve
et vous aussi.

Je pleure – ce n’est rien.
Si je cesse de rêver, je meurs.

Rêve. Pénombre. Clarté. Dieu,
et tout redevient vrai.

© Frédéric Georges Martin

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The Light has come out of the Night
and breaks through the mist of Time.

Stars, I loved you.
Love, I believed in you.

But I am a Dream and so are you.
I’m crying. That’s nothing.

If I cease to dream, I’ll cease to live.
Dream. Darkness. Brightness. God,

and eveything comes
true.

© Frédéric Georges Martin

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illustration: Joseph’s Dream (Mikalojus Konstantinas Ciurlionis, 1907)

 

La Rivière / The River

La Source est généreuse,
le rivage est paisible,
l’eau chante et court
et c’est un flot d’amour.

qui ne tarit jamais.

Et si doucement je m’endors,
vous trouverez toujours
au bord bleu de la Nuit
ou dans le mot rivière

mieux que de l’or, de la Lumière.

© Frédéric Georges Martin

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Bountiful Spring
peaceful Shore,
Love flows, waters sing
and never run dry.

And if I gently fall asleep

you will always find
on the blue edge of the Night
or in the word river
something better than gold,

you will find some Light.

© Frédéric Georges Martin

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illustration : River Landscape (Gustave Courbet, 1869)

Oubli / Oblivion

A vous qui m’avez fait du mal,
je dédie ces paroles.
Vous êtes Poussière, et je suis Vent.

Vous-ai je pardonné ? Je l’ignore.
Silencieux clair de lune,
étoiles miraculeuses.

De vous la Nuit n’a souvenir,
et moi déjà, j’oublie votre visage.
Telle est votre seconde tombe.

© Frédéric Georges Martin

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To you who hurt me
I dedicate these words.
You are Dust, I am Wind.

Did I forgive you? I don’t know.
Silent moonlight,
amazing stars.

The Night does not remember you,
and I’m already forgetting your face.
That is your second grave.

© Frédéric Georges Martin