Before I leave
I will pack my suitcase.
I will take the breeze of our
most beautiful Summer,

silk memories
genuine laughs
the scent of a rose
and the fifth name of God.

Thus I will travel light.
And when I get there,
you will tell me
warm words of welcome.

Here
you don’t need anything.
The Sun shines.
Now you are

a ray of sunshine.

© Frédéric Georges Martin

~

Avant de partir
je ferai ma valise.
J’y mettrai la brise
de notre plus bel été,

des souvenirs de soie
le rire de nos âmes
le parfum d’une rose
et le cinquième nom de Dieu.

Ainsi je voyagerai léger.
Et quand j’arriverai
vous me direz des mots
gentils et chaleureux.

Ici
tu n’as besoin de rien.
Il fait beau.
Désormais tu es

un rayon de soleil.

© Frédéric Georges Martin

et nous aurons vécu
pantins en bois de frêne
touchés par le feu des étoiles
dissous dans la Lumière
pour que le Ciel apprenne

la beauté de la Nuit

© Frédéric Georges Martin

~

ash-wood puppets

touched by the fire of stars
dissolved in Light
we live then die
so that the Sky may know
how beautiful the Night is

© Frédéric Georges Martin

Ensemble nous avons marché
sur une plage de sable noir.
– Me acuerdo.

Etoiles sans nombre, mondes imaginaires,
en Nous.
– Me maravillo.

Entre Ciel et Mer.
Est-ce là que nous sommes nés ?
– Lo creo.

Pourrons nous retrouver
le chemin de l’immortalité ?
– No lo dudo.

© Frédéric Georges Martin

~

Together we walked
on a black sand beach.
– Me acuerdo.

Countless stars, Dream Worlds,
within Us.
– Me maravillo.

Between Sea and Sky.
Is it the place where we were born?
– Lo creo.

Will we find the path back
to immortality?
– No lo dudo.

© Frédéric Georges Martin

~

Plage de sable noir © 2018 – F.G.M.

Almost all the leaves have fallen,
the two last roses of the year
do not seem to feel the threat.

Candles cannot replace the sun,
it’s drizzling. I forget.
My soul is poor and wet.

But that is how the World
and the Heart reflect Light.
Winter. Sadness. Beauty.

Revelation.

© Frédéric Georges Martin

~

Presque toutes les feuilles
sont tombées,
et deux roses dernières
ne semblent deviner la menace.

Quelques bougies ne peuvent
remplacer le soleil.
J’oublie. Sur mon âme nue,
il bruine.

Mais c’est ainsi que le monde
et le cœur reflètent la lumière.
Hiver. Tristesse. Beauté.
Révélation.

© Frédéric Georges Martin

~

Deux roses © 2017 – F.G.M.

Paris-loin-de-la-mer
you did take me into your arms
when I was born.

Alas, wooden boats of yours
do not know what salt tastes like
nor they hear the mermaids singing.

Paris-loin-de-la-mer
maybe you did make
some of my dreams come true,

but I’m the ungrateful child
of your low skies,
Paris-loin-de-la-mer

and I don’t want to die by your side.

© Frédéric Georges Martin

~

Paris-loin-de-la-mer
tu m’a pris dans tes bras
quand je suis né.

Hélas, tes bateaux de bois
ne connaissent ni le goût du sel
ni n’entendent le chant des sirènes.

Pourtant, Paris-loin-de-la-mer,
quelques-uns de mes rêves
c’est bien toi qui les réalisas.

Mais je suis l’enfant ingrat
de tes ciels bas, aussi,
Paris-loin-de-la-mer,

je veux pas mourir auprès de toi.

© Frédéric Georges Martin

~

Bateaux rêveurs, Paris. © 2017– F.G.M.

Sans bien savoir pourquoi
au bord du canal
j’ai eu l’envie de m’asseoir.
Il n’était pas midi.

Un vent léger et l’eau jouaient
au jeu des songes évanouis,
quand une mouette aussi jolie qu’un ange
tout près de moi s’est approchée.

Mais l’oiseau s’est envolé,
la brise a gagné la partie,
laissant mon âme seule
et nue.

Une passante un peu pressée
s’est retournée
et je me demande encore
ce qu’elle a vu.

© Frédéric Georges Martin

~

Without knowing why,
I felt like sitting
on the banks of the canal.
It was almost noon.

A light wind and the water were playing
the vanishing dreams game,
when a seagull as beautiful as an angel
came up to me.

But the bird flew away,
the breeze won the game
and left my soul alone
and naked.

A woman in a bit of a hurry
looked back at me
and I still wonder
what she saw.

© Frédéric Georges Martin

~

Au bord de l’eau © 2017 – F.G.M.

Merveilleuse lumière qui traverse
la Nuit, qui transperce le Temps.

Etoiles, je vous aimais,
Amour, je te croyais.

Mais je suis un rêve
et vous aussi.

Je pleure – ce n’est rien.
Si je cesse de rêver, je meurs.

Rêve. Pénombre. Clarté. Dieu,
et tout redevient vrai.

© Frédéric Georges Martin

~

The Light has come out of the Night
and breaks through the mist of Time.

Stars, I loved you.
Love, I believed in you.

But I am a Dream and so are you.
I’m crying. That’s nothing.

If I cease to dream, I’ll cease to live.
Dream. Darkness. Brightness. God,

and eveything comes
true.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration: Joseph’s Dream (Mikalojus Konstantinas Ciurlionis, 1907)