Monet, Sea Study

Je suis venu te voir
sans bien savoir
ni ce que tu es
ni quoi te demander,

la lune
le rayon d’une étoile
les mots d’une chanson
l’inspiration,

la mer
les couleurs qu’elle invente,
nuages oranges
passage d’un ange,

et je suis reparti,
un peu fou, un peu ivre,
le cœur immense
et rempli de silences.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration : Sea Study, Monet (1881)

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Je n’ai pas connu l’enfant que tu étais
mais sur une photo perdue dans un tiroir
j’ai vu que ton sourire était toujours le même.

Quelle chance avons nous de nous être trouvés
dans l’univers immense
dans la lumière du soir,

enfants éternels,
dont les âmes jumelles s’aiment,
s’aiment, bien par delà le Temps.

© Frédéric Georges Martin

La Seine à Chatou (Renoir)

J’ai marché le long de la Seine
entre Chatou et Croissy
là où des peintres avec mélancolie
allaient pour oublier leur peine.

J’ai vu des roses trémières
qui se dressaient,
pauvres mais fières,
des reflets qui dansaient,

des arbres au bord de l’eau,
et de jolies maisons
aux volets à demi clos.
Et soudain, sans raison,

tristesse est devenue
confiance,
comme une évidence,
l’Espoir m’est revenu.

© Frédéric Georges Martin

~

illustration : The Seine at Chatou, Renoir (1881)

Est-ce lumière du soir ?
Ou lumière du matin ?
Et cette voix silencieuse,
un signe, un guide, un ange?

Océan, je m’interroge.
Etoiles, je m’émerveille.
Lumière.
Ainsi naquit le monde.

Il n’y a ni temps ni espace.
Vraie Vie, pure Grâce,
et mon coeur s’emplit de joie :
l’amour est tout, il est

notre infini.

~

Sunset, sunrise.
Which light does it resemble?
And what about this silent voice.
Is it a sign, a guide, an angel?

Ocean, I’m wondering.
Stars, you enthrall me.
Light.
And thus was born the world.

There is neither time nor space,
true Life, pure Grace,
I’m full of the joys of Spring,
love sustains everything :

it is our Infinite.

© Frédéric Georges Martin

Un ange déchu
en pleine Nuit pleurait
quand de lumière de lune
tout le jardin fut inondé.

Mais ici le poète
doit garder le silence
et nul ne saura jamais
ce qu’alors il se passa.

It is a Mystery.

Toutefois je sais qu’au matin
on put voir
des traces de petits pas
disparaissant devant les roses

et même
une nymphe innocente
encore profondément émue
par ce qu’elle avait vu.

© Frédéric Georges Martin

L’oeillet, son parfum,
le bleuet, sa couleur,
jour éphémère,
Nuit éternelle.

Mystère du temps,
hasard qui n’en n’est pas,
ombre aimée de la lumière
lumière aimée de l’ombre.

Bonne étoile
et berger,
mère et père
à la fois.

Le sens,
la force qui manque,
l’espoir qui revient,
la Vie, la Lumière, l’Amour.

© Frédéric Georges Martin